lundi 3 août 2026

Tuer le messager, une Masterclass

1962 : Rachel Carson publie "printemps silencieux" et montre de façon définitive et éclatante les ravages des pesticides pour la santé de la faune et de la flore (ça viendra peu après pour les humains).
1967 : Jean Dorst, président du Muséum d'Histoire Naturelle publie "avant que nature meure" dans lequel il montre les ravages de l'artificialisation, les dangers du pétrole et du béton partout.
1972 : Denis et Donella Meadows publie "les limites à la croissance" dans lequel ils alertent sur l'insoutenabilité de notre modèle...
Depuis, les experts internationaux du GIEC, les climatologues, les hydrologues, les écologistes, nous disent que nous allons au devant de mégafeux, de mégasécheresses, de canicules mortelles si nous ne changeons pas radicalement notre modèle de développement.

 

Dans le même temps, Arthur Berdah, Dominique Reynié, et toutes les plumes du Figaro ont fait l'apologie de la bétonisation à tout crin pour aller chercher de la croissance avec les dents, se sont moqués du principe de précaution, de la loi Littoral, de toutes les avancées écolos sans lesquelles le désastre actuel serait encore pire. Et quand, en 2026, 60 ans après les premières alertes, 23 ans après la première canicule d'ampleur, la catastrophe globale, continue, arrive, ils inventent des responsabilités aux écologistes qui n'ont jamais été aux manettes nationales, n'ont jamais pu appliquer une politique écologiste digne de ce nom.
Tant de toupet, de mauvaise foi, d'inversion pathologique des responsabilités, ça mérite de consulter.
Publication de Vincent Edin.

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