samedi 25 juillet 2026

Loi d’urgence agricole - Une nuit de régressions et de contre-vérités

J’ai assisté lundi soir à un de ces moments désolants dont notre démocratie se serait bien passée. La loi d’urgence agricole, malgré toutes les alertes des associations de consommateurs, des associations de santé, des scientifiques et de millions de citoyens a été adoptée sous une pluie de contre-vérités.
par Marie-Amandine Stévenin

© Mose Schneider - stock.adobe.com


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Et dire qu’on n’est pas encore à la moitié de l’été… Le mois de juillet n’est en effet pas terminé mais s’annonce déjà comme un mois historiquement sec. La faute à la pluie qui ne tombe pas : 0 mm de précipitation à Lille et à Dunkerque depuis le début du mois, soit 100 % de déficit ; 0,2 mm au Touquet ; 1,6 mm à Valenciennes (98 % de déficit), 2 mm à Cambrai (97 % de déficit). Inquiétant. Et les prévisions ne sont pas rassurantes. Voilà qui n’augure rien de bon. Et l’on comprend pourquoi le rythme des prises d’arrêtés relatifs à la sécheresse s’accélère au fil des semaines.

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La France brûle, et nous sommes fatigués. Fatigués de voir qu’à la seconde où la canicule quitte Paris, le sujet ne mérite plus un seul débat. Fatigués de voir que dès les feux reprennent, on fait des heures de direct à la tv en pointant du doigt les pyromanes, sans parler concrètement des conséquences du réchauffement climatique et des causes de ce dernier.
Du côté du gouvernement, le projet de loi d'urgence agricole (une loi Duplomb bis) est adopté malgré l'ultimatum de Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, qui avait promis de démissionner si le texte passait. Mercredi matin, elle annonce sa démission. Mercredi midi, elle annonce qu’au final, elle reste.


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