Le PNACC-3 est un document qui oriente la politique de l’Etat pour protéger la population des risques climatiques. Un an après, notre constat reste le même : l’Etat ne nous protège toujours pas. On fait le bilan :
- Selon l’État, 80% des actions du Plan ont été lancées, mais la majorité de ces mesures relèvent de la mise à disposition de données ou de la réalisation d’études. Et le peu d’actions concrètes demeurent sous financées...
- Un budget très loin du compte : le Fonds Vert plafonne à 837 millions d’euros cette année, loin des 2,5 milliards par an promis jusqu’en 2027. Idem : le fonds pour éviter que les maisons ne se fissurent représente à peine 3 euros par maison concernée. Absurde puisque chaque euro investi dans l’adaptation permet d’en économiser 8 à 10 ensuite.
- Des mesures non contraignantes. Par exemple, la Trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) a intégré le code de l’environnement, mais les collectivités territoriales ne sont pas tenues de la prendre en compte.
- Un Plan… qui n’anticipe pas : 2 propositions de lois sur les inondations et l’adaptation seront bientôt débattues, mais elles arrivent en réaction à des événements climatiques extrêmes plutôt que d’avoir été anticipées… et leur ambition est limitée.
- Et qui paie les pots cassés ? Les citoyen·nes, surtout les plus vulnérables à se remettre des canicules, des inondations, des fissures dans leurs maisons… tant sur le plan de la santé physique et mentale que sur le plan financier.
C’est pour cela que l’Affaire du Siècle a lancé un nouveau recours contre l’Etat avec une douzaine de personnes directement concernées : l’Action des Sinistré·es, que vous avez massivement soutenu ces 12 derniers mois. Et nous allons continuer ! Restez dans les parages, dans les prochains mois, on revient avec des opportunités de vous former, de rejoindre ou de soutenir les sinistré·es. |
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