mercredi 22 avril 2015

Deux bassins d’infiltration du Bois de Douchy inquiètent l’A3D

En début d’année, l’Atelier pour un développement durable à Douchy s’était inquiété de l’état du parc Maingoval, qu’il estimait « sans entretien ». À présent, il pointe du doigt deux bassins d’infiltration de la ZAC du Bois de Douchy.

Fin 2014, les derniers logements (sur un total de 377) de la ZAC du Bois de Douchy, le long de l’avenue de la République, ont été livrés. Sur le site, deux bassins d’infiltration. Des eaux sales s’y déversent, ont constaté les membres de l’Atelier pour le développement durable à Douchy (A3D). Or les eaux qui se déversent à cet endroit sont censées s’infiltrer. «On voit bien que ce ne sont pas des eaux de pluie. À terme, ces eaux sales vont nourrir les nappes phréatiques… Elles devraient être dirigées vers la station d’épuration. »
L’association craint que le même phénomène se produise au niveau de la zone des Prouettes (en bordure de la RD 955), où quelque 300 logements doivent sortir de terre.
Et ce n’est pas tout : des détritus parsèment les lieux. Et la clôture de l’un des deux bassins est endommagée. L’A3D craint pour la sécurité du public.
L’association déplore également que le bois attenant n’ait pas été clôturé, dans sa partie donnant sur les habitations : « Le bois abrite deux espèces végétales rares pour notre bassin de vie, l’orchidée dite de l’homme pendu et la parisette à quatre feuilles, qui mériteraient d’être protégées par la mise en œuvre d’une clôture, accompagnée d’un travail pédagogique pour la sauvegarde de ce site. »
La présidente de l’A3D, Catherine Estaquet, également conseillère municipale d’opposition, a-t-elle sollicité le maire pour lui faire part de ces problèmes ? Interrogée à ce propos, l’élue affirme rencontrer de grandes difficultés pour obtenir un rendez-vous avec Michel Lefebvre afin de lui en parler…

Douchy-les-Mines : des «signes de fatigue» au beffroi ?

L’Atelier pour le développement durable à Douchy (A3D) s’intéresse aussi au beffroi, dont elle s’inquiète de la vétusté précoce. La Ville, elle, n’est pas du même avis.


« On a un bâtiment qui a moins de dix ans et qui commence à présenter des signes de fatigue. Il commence à y avoir des fissures dans les cloisons. Les systèmes d’ouverture des fenêtres ne fonctionnent pas. » La présidente de l’association, Catherine Estaquet, s’interroge : « La garantie décennale va s’achever . Qui va payer les réparations ? »
Pour la Ville, le constat dressé par l’association n’a rien à voir avec la réalité. Et la municipalité de nous convier à une petite visite des locaux pour se rendre compte nous-mêmes de la situation. Rappelons que le beffroi, situé avenue Julien-Renard, abrite au rez-de-chaussée un espace petite-enfance (halte-garderie, relais d’assistantes maternelles, consultations infantiles), au premier étage le centre social Agora, au deuxième des salles de réunion, au troisième le point information orientation.


Visite guidée

Le bâtiment a été inauguré en 2007 et les intérieurs paraissent grosso modo neufs : murs blancs, sols nets, pièces lumineuses… On a bien quand même noté ici et là quelques fissures. « C’est le bâtiment qui bouge », nous explique-t-on. Rien d’alarmant donc a priori. Quant aux fameuses fenêtres, on en a trouvé quatre qu’il ne vaut mieux pas ouvrir de peur de ne plus pouvoir les fermer. Plus une porte-fenêtre avec un panneau « Ne pas ouvrir ». Le directeur général des services, Patrice Lanciaux, qui nous a servi de guide touristique, a affirmé qu’il préviendrait ses services pour qu’ils viennent réparer ces fenêtres. Afin de pouvoir les fermer… et clore le débat ?

La Voix du Nord - PUBLIÉ LE 21/04/2015 Par V.A. et Jé.L.