vendredi 30 juin 2017

Deux études à grande échelle confirment les dégâts des néonicotinoïdes sur les abeilles

Ces insecticides extrêmement puissants diminuent la fertilité des colonies, augmentent la mortalité et contaminent l’environnement.


Ce sont sans doute les derniers clous dans le cercueil des néonicotinoïdes. Deux études, l’une britannique, l’autre canadienne, publiées vendredi 30 juin par la revue Science, éteignent les derniers doutes qui pouvaient – éventuellement – subsister sur les dégâts occasionnés par ces nouvelles générations d’insecticide agricole sur les pollinisateurs. Introduits dans les années 1990, les néonicotinoïdes sont suspectés de longue date d’être une cause déterminante dans le déclin mondial des abeilles domestiques, des pollinisateurs sauvages et, indirectement, des oiseaux

Très controversés, ces pesticides sont principalement utilisés de manière préventive, en enrobage des semences : lorsque les plantes traitées poussent, tous leurs tissus (feuilles, tiges, pollen, nectar, etc.) s’imprègnent du toxique. Conduites à une échelle inédite, les deux nouvelles études montrent une survie réduite des butineuses, une fertilité diminuée et une mortalité hivernale augmentée des colonies d’abeilles domestiques exposées en conditions réelles à deux néonicotinoïdes, le thiaméthoxame et la clothianidine. Les observations menées sur les pollinisateurs sauvages montrent des effets délétères plus marqués.

Résultat différent en Allemagne
La première expérience, conduite par Ben Woodcock (Centre for Ecology and Hydrology), a été menée sur onze sites différents, répartis dans trois pays – Allemagne, Royaume-Uni et Hongrie. Et sur chaque site, trois exploitations agricoles ont mis en culture du colza : deux exploitations avaient traité leur culture avec un néonicotinoïde (clothianidine ou thiaméthoxame), et une exploitation témoin n’en avait pas utilisé. Plusieurs dizaines d’hectares ont ainsi été mobilisés.

« C’est la plus vaste expérience en plein champ menée sur l’impact des néonicotinoïdes sur les abeilles », précise le biologiste Dave Goulson (université du Sussex), qui n’a pas participé à ces travaux – peu suspects de biais anti-industrie puisque financés par les agrochimistes Bayer et Syngenta. Dans chaque exploitation, l’état de santé de trois espèces de pollinisateur – l’abeille domestique (Apis mellifera), le bourdon terrestre (Bombus terrestris) et l’osmie rousse (Osmia bicornis), une espèce d’abeille solitaire – a été suivi pendant un à deux ans.

Les effets des traitements à base de néonicotinoïdes dépendent de plusieurs facteurs, mais l’impact est globalement négatif. « Leur impact sur le potentiel reproducteur de ces insectes varie en fonction des espèces et des régions, explique le biologiste Jeremy Kerr (université d’Ottawa), qui n’a pas participé à ces travaux, dans un commentaire publié par Science. Par exemple, la quantité d’abeilles domestiques ouvrières survivant à l’hiver était plus basse en Hongrie, avec le traitement à la clothianidine, ce qui n’a pas été détecté en Allemagne. »

Si les effets observés semblent moindres en Allemagne, c’est peut-être, expliquent les auteurs, parce que la proportion de colza butiné par les abeilles y a été moindre, celles-ci ayant accédé dans leur environnement à davantage d’autres plantes mellifères qu’en Hongrie et au Royaume-Uni. L’exposition par le colza traité a donc sans doute été inférieure outre-Rhin.

Mais une autre explication tient peut-être à l’indicateur utilisé, avance Walter Haefeker, président de l’Association européenne des apiculteurs professionnels : « Suivre la quantité d’individus dans les ruches est difficile et peut produire des estimations imprécises. En suivant un indicateur bien plus simple, comme le taux de survie des colonies, on voit dans les données fournies par les auteurs que, même en Allemagne, 100 % des colonies non exposées survivent, alors que ce n’est pas le cas pour celles qui sont exposées. » En clair, selon M. Haefeker, l’exception allemande n’en serait pas réellement une.

Pour les pollinisateurs sauvages, la situation est sans appel : dans toutes les situations, « les bourdons produisent moins de reines, et les abeilles solitaires produisent moins de larves lorsque l’exposition aux néonicotinoïdes est élevée », explique Jeremy Kerr. Cette exposition n’est d’ailleurs pas seulement le fait de l’expérience conduite : elle provient aussi de l’imprégnation de l’environnement. 

Ruche expérimentale
« Un autre résultat très important de ce travail est que les auteurs retrouvent de l’imidaclopride partout, même lorsque les cultures n’ont pas été traitées avec cette molécule, confirmant les travaux récents de l’équipe Ecobee, en France, dit Gérard Arnold, directeur de recherche émérite au CNRS et spécialiste de ces questions. Sa longue persistance conduit à une contamination des sols et des cultures ultérieures, ce qui est préoccupant, en particulier pour les insectes pollinisateurs. »

D’autres recherches récentes, confirme Dave Goulson, « ont montré que les néonicotinoïdes contaminent fréquemment les fleurs sauvages ». Ces contaminations restent à l’état de traces, mais ces substances sont parmi les plus efficaces jamais mises au point. Un seul gramme d’imidaclopride peut, par exemple, tuer autant d’abeilles qu’environ 7 kilogrammes du célèbre DDT…

La seconde étude publiée par Science, elle, a été conduite dans deux régions de maïsiculture canadiennes. Les chercheurs, conduits par Nadejda Tsvektov (université de York à Toronto, Canada), ont étudié les colonies de onze ruchers, certains proches des champs de maïs traités avec de la clothianidine, d’autres éloignés de plusieurs kilomètres. Bien que le maïs soit pollinisé par le vent et non par les insectes pollinisateurs, les colonies proches des exploitations étaient plus exposées aux néonicotinoïdes que les colonies éloignées.

« Les auteurs ont trouvé un cocktail de vingt-six pesticides, dont quatre néonicotinoïdes, dans les colonies proches ou éloignées des champs », écrit Jeremy Kerr. Mais les colonies proches des champs ont été exposées à un plus grand nombre de molécules, et pendant des périodes plus longues, que celles qui en étaient éloignées. Là encore, une bonne part de l’exposition se fait par l’intermédiaire des fleurs sauvages, contaminées par les traitements agricoles.

Les chercheurs canadiens ont ensuite cherché à distinguer l’effet de la clothianidine des effets des autres substances détectées. Ils ont introduit dans une ruche expérimentale non traitée des abeilles ayant été exposées à du pollen contaminé à la clothianidine. En les marquant avec des micropuces électroniques, ils ont pu observer leurs différences. En moyenne, leur espérance de vie était réduite d’un quart et leur comportement différait de celui des individus non exposés, au point de mettre en péril la pérennité de la colonie.

« Ce résultat suggère que l’exposition aux néonicotinoïdes pourrait aider à expliquer le syndrome d’effondrement des colonies », décrypte Jeremy Kerr. A la lumière de ces nouveaux travaux, conclut Dave Goulson, « il est devenu intenable de continuer à affirmer que l’utilisation agricole des néonicotinoïdes n’endommage pas les abeilles sauvages et domestiques ».

mercredi 28 juin 2017

Alimentation : une commune des Alpes-Maritimes passe au vert

Les habitants de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, développent leurs terres agricoles et y font pousser les fruits et légumes bio destinés aux cantines scolaires. L'objectif : l'autosuffisance et surtout une alimentation plus saine.


À Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes, tout est cultivé en bio et consommé sur place. Il y a 1 300 repas à servir quotidiennement. Chaque école a sa propre cuisine et élabore ses menus en fonction des récoltes du jardin municipal. Le projet est plus global. Dans cette région où le prix de l'immobilier s'envole, le maire s'est lancé dans la reconquête des terres agricoles. Plus question de les convertir en terrain constructible. Quand il le peut, il préempte, achète.

Les habitants en profitent
L'édile, Pierre Aschieri, précise : "L'objectif est de réserver suffisamment de terres agricoles afin de compenser, théoriquement, les besoins alimentaires d'une commune de 10 000 habitants." Des habitants qui profitent eux aussi des terres municipales. Pour 50 euros par an, chacun peut cultiver son jardin. Ce programme suscite l'intérêt de nombreuses communes. Une formation va être lancée cet automne pour les aider à franchir le pas.

mardi 27 juin 2017

Yacouba Sawadogo : "l’homme qui a fait reculer le désert"

Au Nord du Burkina Faso, Yacouba Sawadogo, un ex-commerçant de 80 ans, est réputé pour être « l’homme qui a fait reculer le désert ». Grâce à sa technique du « zaï », Yacouba a pu donner naissance à une forêt de 25 hectares, là où ne se trouvait auparavant qu’une vaste plaine aride.


Un touriste non-averti se promenant dans les régions désertiques du Nord du Burkina Faso (à 184 km de Ouagadougou) doit sans doute d’abord croire à un mirage. Et pourtant, la forêt de « Gourga » est bel et bien réelle. Elle se dresse, fière, défiant les climats arides de cette zone du pays.

Le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs années à une dégradation de son environnement, dû à une baisse de la fréquence des pluies et à une augmentation constante de la démographie. D’après l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (ONEDD), la région du Nord du pays est celle qui connaît la plus forte dégradation de ses sols : 273 828 km2 soit près de trois quarts de la superficie du pays, sont touchés par la désertification.

Ce n’est pourtant pas ce qui a effrayé Yacouba Sawadogo, qui a mis au point une technique, le « zaï », pour faire pousser des plantes malgré cette désertification. Cette technique, il la tient directement de la terre de son pays. Il explique : « afin de comprendre comment la nature se régénère, j’ai mis deux ans à sillonner les terres de mon village, souvent à pied, parfois à cheval ».

Le « zaï » est finalement assez simple. Il consiste à creuser de petits trous dans le sol et de les remplir de débris organiques. Une fois que les termites ont été attirées par ces débris et ont creusé des grandes galeries dans la terre, l’eau peut y être retenue lors de la saison des pluies. Il ne reste plus qu’à semer les graines !

Yacouba, qui utilisait cette technique pour l’agriculture, a décidé de voir plus grand en mettant petit à petit des graines d’arbres en bordure de son champ. Désormais une forêt de 25 hectares s’y dresse, attirant une large faune, notamment de nombreux oiseaux qui contribuent à leur tour au transport des graines. Yacouba souligne d’ailleurs qu’il a « entrepris de semer des graines d’arbres qui avaient disparu de la région. Des experts viennent de la capitale afin d’étudier ces arbres aujourd’hui présents. » 

Malheureusement, aujourd’hui Yacouba doit se battre pour préserver sa forêt, menacée par la construction d’un lotissement. L’urbanisation progressive de cette région, menace les écosystèmes, espérons qu’elle n’ira pas jusqu’à détruire cette véritable oasis sylvestre au milieu des plaines désertiques…

lundi 26 juin 2017

Premiers remous au gouvernement sur l’interdiction des pesticides tueurs d’abeilles

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, a annoncé lundi que l’interdiction des néonicotinoïdes pourrait être remise en cause, ce à quoi s’oppose Nicolas Hulot. Le premier ministre a tranché.


Une forme de confusion régnait, lundi 26 juin, sur les projets du gouvernement en matière de réglementation des pesticides. La révélation dans la matinée, par RMC, d’un document de travail interministériel étudiant la possibilité de supprimer, par ordonnance, certaines restrictions d’usage de produits phytosanitaires a alimenté des déclarations apparemment contradictoires des ministres de la transition écologique et solidaire, d’une part, et de l’agriculture, d’autre part.

Le document interministériel dévoilé par RMC suggère la volonté du gouvernement d’assouplir les conditions d’autorisation des épandages aériens de pesticides et, surtout, de revenir sur l’interdiction des insecticides dits « néonicotinoïdes ».
Ces substances désormais omniprésentes dans l’environnement sont mises en cause dans l’effondrement des colonies d’abeilles, dans l’érosion des populations d’invertébrés et d’oiseaux. La loi pour la biodiversité et la reconquête des paysages, adoptée sous le précédent quinquennat, prévoit leur interdiction à partir de 2018, avec dérogation possible jusqu’en 2020.

Formulation ambiguë
Interrogé lundi matin, le ministre de l’agriculture Stéphane Travert a confirmé, sur RMC, sa volonté de revenir sur cette mesure d’interdiction, la loi en question ne se trouvant pas selon lui « en conformité avec le droit européen ». « Il n’y a pas de substitution pour certains néonicotinoïdes », a-t-il ajouté, précisant qu’il souhaitait « travailler sur ce sujet avec Nicolas Hulot » et que l’arbitrage du premier ministre était attendu sur ce dossier sensible. M. Travert a, en revanche, affirmé que l’interdiction des épandages aériens – sauf situation de crise sanitaire grave – ne serait pas remise en cause.

Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a répondu immédiatement, sur son compte Twitter, que les deux questions étaient déjà tranchées. « Les interdictions de néonicotinoïdes et l’épandage aérien ne seront pas levés, les arbitrages ont été rendus en ce sens », a-t-il déclaré sur le réseau de microblogging.

dimanche 25 juin 2017

Macron promet de porter le projet de « Pacte mondial pour l’environnement » devant l’ONU

« Je m’engage non pas simplement à venir faire un discours (…) mais à agir », a dit le chef de l’Etat, dont la cote de popularité est en hausse, selon un sondage du JDD.


Le président de la République Emmanuel Macron a promis, samedi 24 juin, qu’il défendra devant les Nations unies (ONU) le « pacte mondial pour l’environnement », un texte élaboré par des juristes, des personnalités politiques, des experts et des militants écologistes du monde entier qui veulent en faire un traité international pour la défense de la planète.

A l’issue d’une journée de présentation à la Sorbonne, M. Macron a dit :
« Sur la base de cet avant-projet de pacte mondial pour l’environnement, je m’engage non pas simplement à venir faire un discours (…) mais à agir. Le processus (…) de ratification sera lent, difficile. (…) Sur le plan planétaire, nous devons franchir une nouvelle étape après l’accord de Paris [sur le climat, signé en 2015] ».

Ce document d’une trentaine d’articles se présente comme un « texte ombrelle » – couvrant aussi bien le climat, les océans, la biodiversité ou la santé – qui reprend la plupart des principes déjà adoptés dans diverses déclarations :
droit à une vie saine de la déclaration de Rio de Janeiro (Brésil) de 1992.
droit d’accès à l’information environnementale de la convention d’Aarhus (Danemark) de 1998. 
évaluation des impacts sur l’environnement de la convention d’Espoo (Finlande) de 1991.
principe du pollueur-payeur.

A la différence des textes internationaux actuels sur l’environnement qui, comme la Déclaration de Rio de 1992, sont purement déclaratifs, ce « pacte mondial » a pour ambition de pouvoir être invoqué contre les Etats devant des juridictions, selon le vœu de ses promoteurs. Autrement dit, ses auteurs veulent qu’il ait valeur obligatoire.

Laurent Fabius, président en exercice du Conseil constitutionnel et ancien président de la COP21, a qualifié ce texte de « compromis, à la fois solide et réaliste, posant des principes généraux et transversaux qui doivent s’appliquer au droit environnemental ».

jeudi 22 juin 2017

Patrimoine contre écologie, le combat du futur ?

Citadin, citadine, vous vivez l’enfer (ou presque) : 27 degrés la nuit dernière à Paris, 29 à Lyon, 32 à Toulouse. Ce sentiment étrange que quelqu’un a laissé la porte du four ouverte ne doit rien au hasard : dans nos très minéraux et ultra denses paysages urbains (rues étroites, immeubles accolés, asphalte triomphant, arbres chétifs), la chaleur des rayons du soleil captée en journée n’a aucun moyen de s’échapper lorsqu’un épisode de canicule survient, même au plus noir de la nuit.

Pourtant, comme l’explique Le Monde, des solutions existent : aux Etats-Unis, on mise de plus en plus sur le pouvoir réfléchissant des revêtements (toits repeints en blanc, cool roofs et cool streets) ; au Japon, on humidifie les villes (astucieuse technique de l’uchimizu, recyclage des eaux de pluie stockées) ; en Suisse, aux Pays-Bas, on végétalise toits et terrasses…


Des perspectives qui ne devraient guère ravir les amoureux des toits de Paris, cette si photogénique mosaïque de gris, faite d’ardoise et de zinc, voulue par Haussmann et ses héritiers. Le zinc, c’est beau, mais ça emmagazine la chaleur ! Faudra-t-il un jour « dézinguer » nos toitures ? Urgence à refroidir nos villes contre carte postale nostalgique : le combat s’annonce assez chaud.

Télérama 22/06/2017

Moins on est en relation avec la nature, plus on l'oublie

Appelé “amnésie environnementale”, ce processus psychologique expliquerait que la préservation de la nature n'est pas dans nos priorités, estime Anne-Caroline Prévot, directrice de recherches au CNRS.


mardi 20 juin 2017

Agriculture, Albi poursuit son rêve d’autosuffisance alimentaire

La préfecture du Tarn cherche à promouvoir les circuits courts pour pouvoir nourrir, d’ici à 2020, ses 50 000 habitants uniquement avec des denrées produites localement.


L’annonce avait connu un certain écho : en avril dernier, la ville d’Albi a affiché sa volonté d’atteindre l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2020. Cette ambition de nourrir 50 000 habitants uniquement avec des denrées produites dans un rayon de 60 km est une première en France.

Le programme présenté il y a dix mois comprend plusieurs volets. Citoyen, d’abord : grâce au travail de l’association Les incroyables comestibles, de petits espaces cultivables sont appelés à pousser partout dans la ville et les Albigeois, incités à y cueillir librement fruits et légumes. Municipal, ensuite : à deux pas du centre-ville, la mairie doit préemp­ter des terrains sur la zone non constructible (73 hectares) de Canavières afin d’y installer des maraîchers bio.
Le troisième volet concerne l’ouverture de négociations avec les agriculteurs locaux et la grande distribution, pour convaincre tout le monde de l’intérêt du développement des circuits courts.

« Nous faisons en quelque sorte de la rétro-innovation, commente aujourd’hui Jean-Michel Bouat, l’adjoint au maire (Parti radical) qui pilote ce dossier. La crise agricole ne pourra se résoudre qu’en reconnectant les urbains et les ruraux et en revenant à une agriculture raisonnée. » Il reconnaît que pour 2020, le pari est quasiment impossible, mais il juge le premier bilan « encourageant ».

Bientôt un marché des producteurs locaux
À Canavières, sur les huit premiers hectares acquis par la mairie, un agriculteur est opérationnel et trois autres entreront en production cette année, moyennant une location des parcelles pour 70 € l’hectare. Le développement de la zone bute sur l’acquisition foncière et l’équipement des parcelles, mais la mairie assure compter une quinzaine de candidats à l’installation.

Les très actifs Incroyables comestibles albigeois font également feu de tout bois. « Nos jardins poussent en ville, les gens s’intéressent aux semis, aux saisons, se sensibilisent aux circuits courts », résume Marie Gaborit, l’une des chevilles ouvrières de l’association. Un marché des producteurs locaux devrait également voir le jour au printemps, ses participants devant signer une charte de qualité mise au point par la chambre d’agriculture du Tarn.

« Beaucoup reste à faire, mais nous soutenons la démarche municipale qui encourage tout le monde à agir », souligne Annie Tizon, responsable du service environnement, filières et foncier de la chambre d’agriculture.

Avec cinq étudiants de l’École des mines d’Albi, Les incroyables comestibles nourrissent aussi un projet de plateforme numérique de distribution de produits locaux, ouverte aux Amap, aux coopératives et à la grande distribution. Sa présentation est prévue pour la fin mars, et l’association espère convaincre la mairie d’apporter une aide financière. Par petites touches, l’utopie albigeoise avance. 


vendredi 16 juin 2017

Valenciennois : Olivier le maraîcher et son âne arrivent à La Sentinelle.

A La Sentinelle, près du château d’eau, un maraîcher bio s’installe sur un terrain mis à sa disposition, gratuitement, d’une superficie de presque 3 hectares, par la municipalité. Un geste vers le développement durable. Rencontre avec la Maire, Bernadette Sopo et le maraîcher, Olivier Delsaut, à quelques jours de la fête du Printemps, les 13 et 14 mai.


La municipalité aide à l’installation d’un maraîcher bio.
Une commune qui fait son geste de colibri. La municipalité de La Sentinelle souhaitant favoriser l’installation d’un maraîcher bio, a mis à disposition, face au château d’eau, « une parcelle de 29 444m², rue Gustave Delory, via la signature d’une convention tripartite entre la commune, l’association A petit pas et Olivier Delsaux, le porteur de projet ». Bernardette Sopo explique « Olivier Delsaut a postulé, il est en couveuse avec l’association A petits pas, qui lui apporte son aide. Il a obtenu très rapidement la certification « bio »». La production de fruits et légumes alors? En vente directe, pour le début. « Avec l’objectif peut-être aussi de se rapprocher de la restauration scolaire, qui a déjà 25% de bio dans les assiettes ». Ici, chaque petit geste compte.

Olivier Delsaut, tout sourire, prend ses marques sur le terrain.
Nous avons été à sa rencontre un jour ensoleillé, petite marche entre les arbres, les rondins de bois et la pelouse fraîchement tondue. Olivier nous fait visiter le terrain et nous parle de ses projets. D’abord il coupe quelques arbres sur la parcelle, mais pas tous. Ouf ! D’ailleurs il va semer entre les arbres, oui oui, c’est ce que l’on appelle l’agroforesterie, et avec les arbres qu’il a coupé, il va construire un hangar en bois cordé. Késako? C’est tout simplement une méthode de construction dans laquelle des bûches sont écorcées et assemblées par un isolant entre les bûches et du mortier aux deux bouts. Il a déjà semé « la récolte arrivera en mai, un peu de tout », nous confie-t-il, avant d’annoncer « j’attends avec impatience mon âne, avec qui je vais travailler en traction animale sur le terrain. Un âne c’est doux, ça ne tasse pas le sol et on peut tout faire avec. »

Petite présentation.
Olivier Delsaut a 48 ans, il a ce que l’on appelle « une bonne bouille », en reconversion professionnelle, il explique « j’ai choisi ce métier pour le retour à la terre. Mon projet est d’avoir un terrain et créer une micro ferme de maraîchage bio avec traction animale et en permaculture » La permaculture, expliquez-nous avec votre idée, car chaque permaculteur peut développer ses propres principes, « c’est observer, créer et développer, chaque élément peut servir à plusieurs choses. » Effectivement la permaculture est la contraction des mots anglais « permanent agriculture ». Développé dans les années 70 par Bill Mollison et David Holmgren, ce concept permet de concevoir et installer des environnements écologiquement résilients, équilibrés et auto-suffisants. Elle s’appuie sur une éthique : prendre soin de la Nature, prendre soin de l’Humain et partager équitablement.

Le maraîcher a posé ses valises de ferme en ferme pour apprendre, à celle de Ste Marthe de Philippe Desbrosses, un temps dans le Loir-et-Cher ou encore avec Maxime De Rostolan, qui prône une agriculture biologique et une production harmonieuse avec la nature, durable, économe, en utilisant des écosystèmes naturels. Chez Permaterra, en passant par le lycée de Lomme et Cense Equi’voc, mais aussi avec Jean-Martin Fortier maraîcher jardinier Québecquois et Pierre Rabhi le colibri Terre et humanis et Promatta. « Je me suis formé au maraîchage bio, à la traction animale, à l’agroforesterie et à la permaculture avec diverses associations en France et à l’étranger. J’ai pratiqué du woofing dans plusieurs fermes dans l’Indre ou à la ferme d‘avenir, La Bourdaisière, dans le sud et aussi des chantiers participatifs… », détaille Olivier, qui aimerait réaliser des initiations à la permaculture par la suite.

Alors ce terrain? « Je démarre le projet d‘installation mais je ne suis qu’ au début de la création, avec le temps, le terrain produira des légumes bio , il y aura un espace boisé de détente, de vie sauvage et de partage de connaissances. »

Vos premiers pas? Comment ça marche? « J’ai signé un contrat d’accompagnement en couveuse, un an renouvelable, avec l’association A petit pas d’Avesnes-sur-Helpe, pour me tester. L’association gère la partie comptabilité de mon projet et là, moi, je prépare le terrain. J’ai attendu la certification en bio du terrain par Ecocert, comme je n’y avais pas touché, il est passé en bio directement. »

Les premiers légumes pour bientôt? « Oui, cette semaine. Dès que mes premiers légumes, une trentaine, sortiront, ils seront bio! Je travaille sans retourner le sol, à la grelinette, ce n’est ni tout abattre ni tout arracher. Je vais aussi travailler en traction animale avec un âne qui arrivera bientôt sur le terrain dès que son abri sera monté. Je vais mettre carottes, radis, salades, courges, tomates, pommes de terre, haricots et des aromates, thym, ciboulette, persil puis des plantes perpétuelles. Cet automne, je vais voir pour planter des petits fruits pour l’instant je vais vendre au terrain et sur un point de vente puis sûrement en panier. »

Des projets ?
«La construction du hangar en bois, des toilettes sèches et je vais monter une serre aussi par la suite pour l’arrière saison. Plus tard, j’ espère développer et avoir d’ autres animaux, poule, oie, chèvre…la partie maraîchage démarre tout doucement, le sol est bon puisque les arbres l’ont protégé et nourri. » 

A La Sentinelle, des petits gestes au quotidien vers le développement durable, chacun fait sa part du boulot.
La légende du colibri, Bernadette Sopo la connaît. Sensibilisée au développement durable, la Maire parle « environnement » dans tous les services municipaux : « les services techniques n’utilisent plus de produits phytosanitaires, un an avant la loi, ils étaient prêts. Le projet a été mené sur tous les produits d’entretien avec l’élue à l’environnement Mme Carémieux, via Boréal, projet porté par le SIAVED », note la Maire avant d’ajouter « le tri des papiers en mairie, le tri des déchets, etc. ». De plus, dans le cadre de la politique sur le développement durable, La Sentinelle s’est inscrite dans le Pacte Territorial de la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut, à travers celui-ci plusieurs mesures ont été prises ou vont l’être, comme par exemple des études d’économie d’énergie à l’école maternelle, c’est d’ailleurs dans le respect de cette ligne de conduite que le choix a été fait, après réflexion et analyse d’études menées au niveau national, d’éteindre l’éclairage public de la commune. Effectivement les lumières des candélabres sont éteintes de 23h00 à 05h00 sauf le samedi de 24h à 05h00 hors zones équipées de caméras. Un pas de plus vers l’écologie : en mairie, est utilisé du papier recyclé, « depuis longtemps », sourit la première magistrate.

L’institutrice n’a jamais perdu de vue l’importance de la pédagogie et de la transmission comme valeurs, « à la restauration scolaire, nous avons installé un self pour sensibiliser à la lutte contre le gaspillage. A partir de 6 ans, en CP, les enfants apprennent à trier leurs déchets, tout ce qui est compostable est ramené à l’école primaire pour le concours des écoles fleuries mais aussi à lutter contre les gaspillages alimentaires. » Une éducation au développement durable qui passe aussi par les centres de loisirs et les NAP.

Fête du printemps les 13 et 14 mai.
Joli geste pour l’avenir que celui ci, pour chaque enfant né en 2016, un arbre sera planté. Une pensée pour les générations futures. C’est l’opération « je grandis, tu pousses » qui aura lieu le samedi 13 matin, impasse Demézières. Un joli programme avec des producteurs locaux, un troc aux plantes, le parcours du cœur, la maison du développement durable…Bernadette Sopo le dit « on essaie. Et puis on y arrive. Il faut savoir ce que l’on veut laisser à nos enfants… »

Chronovélo, le réseau cyclable express de Grenoble



Chronovélo, c’est le nom donné au nouveau réseau cyclable structurant de la Métropole grenobloise. Composé à terme de 4 axes totalisant 40 km de liaisons cyclables, ce réseau cyclable express est doté d’une nouvelle identité visuelle et d’aires de service.

Vu la conception de Chronovélo, on serait tenté de parler « d’autoroutes à vélo » si le terme n’était pas si connoté automobile… En effet, il s’agit réellement de voies rapides vélo avec une signalétique adaptée et des aires de service sur le modèle des… aires d’autoroutes !

Le vélo à Grenoble est déjà quasi une institution avec 7 000 Métrovélos en location, 33 % d’augmentation de la pratique cyclable entre 2009 et 2016, 70 000 déplacements quotidiens. La Métropole souhaite désormais aller plus loin et a pour objectif de multiplier par trois le nombre de déplacements à vélo d’ici 2020.

Le nouveau réseau Chronovélo – qui vient d’inaugurer ses premiers kilomètres rue Lanoyerie à Grenoble – vise justement à proposer des itinéraires directs et sécurisés entre les communes de la Métropole. Ceci, notamment grâce à un marquage au sol plus visible qui intègre des indications de direction et permet notamment d’identifier via un code couleur les intersections routières et les passages piétons.

Après une première expérimentation menée cet hiver sur l’avenue des jeux Olympiques – pendant laquelle près de 250 métropolitains ont donné leur avis sur les aménagements proposés – ceux-ci ont subi quelques ajustements et vont être déployés progressivement sur les 4 axes (voir plan ci-dessous) d’ici à 2020. Parmi ces aménagements, une cinquantaine d’aires de service offriront aux cyclistes un point de rencontre mais aussi un plan du quartier et du réseau Chronovélo, une pompe à vélo, un banc… À l’instar des arrêts de transports en commun, ces stations porteront un nom et indiqueront le numéro de l’axe Chronovélo concerné. Autant d’indications pour que les cyclistes se repèrent facilement tout au long de leur itinéraire.

> Les 4 axes Chronovélo mis en service à l’horizon 2020
– Fontaine / Grenoble Centre / La Tronche / Meylan
– Saint-Egrève / Grenoble Centre / Saint-Martin-d’Hères / Campus
– Grenoble / Capuche / Echirolles / Pont de Claix / Jarrie / Vizille
 – Grenoble Centre / Eybens


Le coût total du projet Chronovélo est de 10 millions d’euros pour 40 kilomètres d’aménagements, soit environ 250.000 euros par kilomètre. A titre de comparaison, le prix moyen d’un kilomètre d’autoroute est de l’ordre de 10 millions d’euros…

Les eurodéputés disent non aux pesticides dans les haies, bosquets et autres refuges de biodiversité

Le Parlement européen a voté mercredi en faveur d’un « verdissement » de la politique agricole commune.


C’est un long bras de fer qui s’achève avec le vote du Parlement européen en séance plénière, mercredi 14 juin, au détriment d’une agriculture entièrement dépendante des produits phytosanitaires. Entre les représentants de l’agriculture intensive et les défenseurs de l’environnement, la biodiversité s’est imposée dans l’hémicycle de Strasbourg.

En 2013, dans le cadre de la réforme destinée entre autres à « verdir » la politique agricole commune (PAC), il avait été décidé de créer des « surfaces d’intérêt écologique » (SIE), c’est-à-dire des parcelles pour lesquelles les agriculteurs reçoivent des crédits à condition de les préserver. L’idée est de créer des sortes de refuge de biodiversité, des espaces naturels ou semi-naturels dans un paysage d’agriculture intensive.

Depuis, cette initiative a donné à d’incessantes passes d’armes, y compris au sein du Parlement européen lui-même. Mercredi, les députés ont rejeté le veto de la commission parlementaire de l’agriculture et du développement durable, qui s’opposait à l’interdiction des pesticides sur les SIE. Les deux eurodéputés conservateurs Albert Dess (PPE, Allemagne) et John Stuart Agnew (ELDD, Royaume-Uni) avaient réussi en mai à bloquer la proposition de Bruxelles proposant de restreindre l’usage des pesticides chimiques dans ces zones protégées, qui incluent souvent des bordures de champs, terres en jachère, bandes tampons, haies et bosquets, riches en biodiversité.

« Première fois »
Avec la réforme de 2013, selon la nouvelle PAC, tout exploitant qui demande un paiement direct des aides agricoles de l’UE et qui possède plus de 15 hectares de terres arables doit déclarer et protéger 5 % de ses surfaces pour sauvegarder et améliorer la biodiversité. Il doit laisser des bandes de terre en jachère ou les végétaliser avec des plantes qui fixent l’azote, et, dorénavant, préserver ces parcelles de tout épandage de pesticides.

L’enjeu est de taille pour les exploitants : ce « paiement vert » représente 30 % des aides directes de la PAC. « C’est la première fois que l’Union européenne vote un dispositif contraignant pour évoluer vers une agriculture sans pesticides », se félicite Pascal Canfin, le directeur général du WWF France.

« Alors que les surfaces d’intérêt écologique ont été conçues pour offrir des refuges à toutes les espèces qui aident les agriculteurs, l’épandage des pesticides y était autorisé. Elles ne pouvaient alors remplir leur rôle ; nous nous félicitons que cela change », approuve de son côté Carmen Etcheverry, chargée de mission à France nature environnement (FNE).

Le vote du Parlement européen n’est au contraire pas du goût de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux (FOP), qui parle d’une « décision inique ». Ses porte-parole dénoncent un choix « incohérent », car retirer jusqu’à 5 % des terres arables aux producteurs risque de freiner le développement de la filière des légumineuses productives « au nom de la protection de l’environnement ». Or l’élevage européen en a besoin, car il est encore dépendant des protéines végétales produites sur le continent américain.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la réforme de la PAC incitait à élargir la production de légumineuses sur les territoires des Vingt-sept. En réponse, l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen a estimé que la question de l’indépendance en protéines végétales ne peut être réglée à l’occasion du débat sur les SIE, et fera l’objet d’un rapport de l’eurodéputé français Jean-Paul Denanot (S&D).

« Agriculture écologiquement rationnelle »
La PAC absorbe 38 % du budget européen. L’application de cette réforme restreignant le recours aux pesticides est le témoignage d’un fort engagement de la part de Bruxelles en faveur de l’environnement. Pour le directeur de la politique agricole de Greenpeace, Marco Contiero, il s’agit d’un vote prometteur : « La décision du Parlement européen ne sera pas la dernière dans la lutte pour une agriculture écologiquement rationnelle qui soutient les personnes, les animaux et la planète. » 

Les ONG environnementales espéraient des mesures plus fortes de la part du Parlement. Le WWF regrette que la réforme finale de la PAC ait abaissé de 7 à 5 % la surface de SIE prévue dans chaque exploitation. « Des pourcentages par-ci par-là, ce n’est pas suffisant et ce n’est pas notre objectif final », commente Pascal Canfin.

Les ONG sont très mobilisées sur la question des pesticides, qui touche de plus en plus les citoyens. Le 3 mai, à l’occasion de la dernière consultation sur la PAC, 258 000 Européens et 600 associations et entreprises ont signé pour soutenir la campagne Living Land, une opération lancée par le WWF, Birdlife Europe et le Bureau européen de l’environnement pour réclamer un modèle agricole plus sain et durable.

mercredi 14 juin 2017

Roubaix: les larves de coccinelles prêtes à dévorer les pucerons des arbres du cimetière

Elles ne ressemblent pas encore à la jolie « bête à bon dieu » rouge à pois noirs. Mais avant de devenir grandes, les larves de coccinelles ont l’avantage de manger les pucerons qui causent des dégâts aux arbres et aux tombes du cimetière. La Ville en a introduit des milliers dans ses tilleuls.


Le gîte et le couvert ! C’est ce qui est promis aux quelque 209 000 larves de coccinelles qui viennent d’élire domicile à Roubaix. Pour les convaincre de quitter Cavaillon où elles sont nées et de s’installer au cimetière, on leur a fait miroiter un vrai festin : les pucerons qui pompent la sève des tilleuls. Car le problème avec ces pucerons, c’est que de leurs agapes à la cime des arbres, il retombe des gouttes de miellat, jus sucré et collant. Cela salit les pierres tombales et avec le temps, un champignon noirâtre se développe sur ce résidu. Du coup, les familles de défunts se plaignent. Et puis un arbre envahi par les pucerons, c’est un arbre stressé, qui risque plus d’attirer d’autres nuisibles et de tomber malade. Et cela ennuie sérieusement Vincent Coomans, le responsable du patrimoine arboré de la Ville.

C’est en 2005 que les services municipaux ont commencé à s’intéresser à la « lutte intégrée » : en clair, plutôt que des produits chimiques, trouver une parade écolo. Et pour dévorer les pucerons, ils ont trouvé adalia bipunctata et exochomus quadripustulatus, le nom savant de deux coccinelles autochtones (rien à voir avec celle d’Asie, parfois envahissante) dont l’avantage est d’avoir un appétit féroce. « La larve mange plus de pucerons que la coccinelle adulte : une vingtaine par jour ! », détaille Vincent Coomans. Après un mois de croissance (plus quelques mues et 600 pucerons engloutis), elle devient capable de se reproduire et donner naissance à plein de petites larves affamées.

Jeudi, les élagueurs de la Ville ont punaisé aux troncs de tilleuls du cimetière les 209 sachets d’une centaine de larves achetées par la commune. Un exercice désormais habituel. Depuis 2006, les services municipaux ont procédé à plusieurs lâchers ciblés. « On voit nettement la différence », reconnaît le responsable du cimetière. « Pour bien faire, il faudrait renouveler l’opération l’an prochain », insiste Vincent Commans. La dernière fois que la Ville a procédé à un lâcher de larves de coccinelles, c’était il y a trois ans. Et elle ne s’était pas concentrée sur le seul cimetière mais avait ciblé des sites comme l’avenue Anatole-France, l’avenue Brame ou le boulevard de Lyon, pour protéger durablement une jeune plantation de tilleuls des hordes de pucerons.

lundi 5 juin 2017

Croissance : « A quelle distance sommes-nous de nos limites ? »

Exploitation d’une forêt tropicale en Malaisie, le 20 juillet 2010 - Rahman Roslan/AFP

Dans combien de temps notre civilisation aura-t-elle épuisé ses ressources ? Combien de temps avant la fin de notre monde ? Entretien croisé avec Gabriel Chardin, physicien, et Alexandre Delaigue, économiste.

dimanche 4 juin 2017


Chantier participatif à La Ferme du Lion !

Le patrimoine bâti et l’isolation thermique


Bachant : 5ème marché bio

Le printemps de la bio !

10 000 coins nature dans les écoles et collèges

Pêchons les écrevisses envahissantes pour protéger nos rivières

Retrouvez ici tout L'actualité du Parc naturel régional de l'Avesnois - Juin 2017.

samedi 3 juin 2017

Face à Trump, la Chine, l’UE et le Canada défendent l’accord de Paris sur le climat

Vendredi à Bruxelles, Pékin sera aux côtés de l’Union européenne pour "confirmer leurs engagements envers l’accord historique" en dépit des atermoiements américains.

A lire dans LeMonde.fr.

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Les bobards de Trump sur le climat

Pour justifier la sortie de l'accord de Paris, le président américain a dit beaucoup de bêtises.


Le prompteur sur lequel Donald Trump lisait son texte lors de son discours annonçant la sortie de l'Accord de Paris sur le climat, le 1er juin à la Maison Blanche. Photo Joshua Roberts. Reuters

A lire dans Libération.fr.

vendredi 2 juin 2017


Le chant des colibris continue sa partition, avec une ultime date à Toulouse, des acteurs locaux, des artistes, des colibris de tous horizons qui viennent rêver le monde de demain.

Colibris le Mag se fait le relais de cette campagne, avec des entretiens d’experts, des portraits de colibris, des focus sur des projets… Avec un contenu qui s’enrichit, le Mag évolue vers un "espace d’idées pour construire demain" !

Devenir acteur et actrice de cette nouvelle société, c’est ce que vous propose Parlement & Citoyens. Faites la loi, à l’occasion des législatives à venir !

Ce nouveau monde est en chemin, en témoignent ces 400 oasis mises en lumière par le partenariat de Colibris et de réseaux de l’habitat participatif. Vous les découvrirez sur une toute nouvelle carte ! 

Autre chiffre marquant, 19.000 ! C’est le nombre de personnes qui suivent le Mooc "Gouvernance partagée" de l'Université des colibris. Jusqu’au 25 juin, il est encore temps de rejoindre ces explorateurs du "faire ensemble".

Enfin, dans le genre "Ensemble, on va plus loin", vous pouvez faire votre part sur la Fabrique des colibris avec, ce mois-ci, des projets d’alimentation saine et respectueuse de la Vie.

Ajoutez à cela des formations et des événements partout en France, et on vous garantit que vous trouverez votre bonheur dans cette Lettre des colibris !