mercredi 30 août 2017

La vraie catastrophe pour les Etats-Unis, ce n’est pas Harvey, c’est Trump

L’ignorance tue.
Quand le président des Etats-Unis tweete tout le week-end sa fascination pour « Harvey, la plus grosse inondation des cinq cents dernières années ! », comme si le désastre devait tout au hasard et rien au réchauffement climatique, il ne se contente pas d’étaler son ignorance : il devient coresponsable des dégâts matériels et humains causés par l’ouragan. Evaluer avec précision la part du réchauffement dans le déluge qui s’est abattu sur Houston est certes difficile ; mais la très grande majorité des scientifiques s’accordent pour souligner le rôle direct du changement climatique sur la multiplication des catastrophes « naturelles » – sécheresses, incendies, inondations… – depuis vingt ans. Il convient donc de se préparer. En déplaçant les populations les plus menacées par l’élévation du niveau des eaux, en imaginant des plans d’évacuation contre les incendies, en luttant contre les effets de la sécheresse sur l’alimentation mondiale – et d’abord, en rejoignant l’Accord de Paris. Pour Donald Trump, on le sait, le réchauffement climatique est une lubie de chercheurs. Inutile, voire impossible donc de se prémunir contre la colère des dieux : mieux vaut, comme l’a montré le président, se réjouir de l’héroïsme des sauveteurs, s’émerveiller de la solidarité des populations – et prier. Non, la catastrophe n’est pas seulement naturelle. Elle est aussi politique. Elle s’appelle Donald Trump.

Olivier Pascal-Moussellard - Télérama


HARVEY didn’t come out of the Blue. Now is the time to talk about CLIMATE CHANGE.

NOW IS EXACTLY the time to talk about climate change, and all the other systemic injustices - from racial profiling to economic austerity - that turn disasters like Harvey into human catastrophes...

Lire ici l'article (en anglais) de Naomi Klein.

vendredi 25 août 2017

Livre L’agriculture naturelle, théorie et pratique pour une philosophie verte.


Deuxième ouvrage de Masanobu Fukuoka, le livre « L’agriculture naturelle, théorie et pratique pour une philosophie verte », sorti en 2004, fait suite ou écho à « La révolution d’un seul brin de paille », publié lui aussi aux Éditions Guy Trédaniel.

Circuits courts et transition agricole : une histoire d’amour ?


La vente directe serait-elle la clé pour ouvrir le champ d’une nouvelle agriculture plus écologique, sociale et économiquement viable ? Le lien entre circuits courts et agriculture qui prend soin des écosystèmes, des paysans et des consommateurs est-il systématique ? Réflexions.

lundi 21 août 2017

Valenciennes: en kayak, sur le Vieil-Escaut, à la pêche aux détritus

Une décharge à ciel ouvert, mais remplie d’eau : dans le sillage de la kayakiste Nina Moreau, les agents et étudiants de l’ENTE ont entrepris ce jeudi après-midi de nettoyer le Vieil-Escaut. Le mythe de Sisyphe revisité.


On trouve de tout dans les eaux du Vieil-Escaut, dont les eaux sommeillent paresseusement : des plantes aquatiques, des poissons (sans doute), des carcasses d’animaux morts, des bouteilles en verre, des sachets plastiques emplis de détritus… La cinquantaine d’agents et élèves de l’ENTE (École nationale des techniciens de l’équipement) que la présidente du VCK, pour Valenciennes canoë-kayak, Nina Moreau, avait embarquée ce jeudi après-midi a même repêché un ordinateur portable et un chariot de supermarché. En une heure et demie, ils ont rempli une quarantaine de sacs-poubelles de 100 litres ! « Et encore, nous n’avons nettoyé que la surface ! », relevait la kayakiste, qui essaie de concilier sa passion pour son sport avec la protection de l’environnement. Elle s’est emparée à bras-le-corps de l’opération « Nettoyons les ch’tites rivières », initiée en 2008 par le comité départemental de canoë-kayak.

vendredi 18 août 2017

BIODIVERSITÉ Une enquête participative pour évaluer la disparition des moineaux dans le Nord et le Pas-de-Calais

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) lance une enquête élargie sur les moineaux. Le but ? Sensibiliser à leur disparition mais aussi évaluer son impact dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.


Les moineaux disparaissent. Sur l’échelle de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ils sont même « en danger ». Et la région n’est pas épargnée. Entre 1995 et 2014, 30 % des moineaux domestiques, espèce la plus nombreuse, ont disparu. La situation des moineaux friquets – qu’on reconnaît à leurs joues noires – est plus alarmante : leur population a chuté de 50 % entre 1995 et 2014. « Pour la période 2001-2014, leur nombre est tellement faible qu’on ne peut pas faire d’observation », précise Christophe Luczac, enseignant-chercheur en ornithologie membre de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). « Le moineau friquet ne fait plus partie des espèces communes de la région. » Il l’était encore il y a pourtant moins de vingt ans.


Pour mieux comprendre ce phénomène, la LPO Pas-de-Calais a décidé de joindre ses forces à l’enquête moineaux menée depuis 2014 par le Groupe ornithologique et naturaliste (GON) du Nord – Pas-de-Calais. « L’objectif était de tirer des tendances en demandant aux spécialistes de réaliser cette enquête », explique Aurélie Delaval, chargée de vie associative et sciences participatives pour la LPO. « Il y a eu peu de participants. Nous avons donc voulu l’étendre afin d’obtenir le plus de réponses possible. »

Reporter les résultats
Plus ludique, l’enquête prend la forme d’un jeu ouvert aux enfants comme aux adultes. Niveau un : repérer des moineaux. Niveau deux : repérer les moineaux nicheurs, « ceux qui transportent du matériel, des brindilles ». Il suffit de noter leur nombre et le lieu sur un carnet, puis de reporter ces résultats sur le site internet de la LPO 62. Le dernier niveau s’adresse aux experts.

« Pour qu’elle soit efficace, l’enquête va s’étendre sur plusieurs années », précise Aurélie Delaval. « L’idée, c’est avant tout de sensibiliser. » Un point d’autant plus important que la disparition de chaque espèce a un impact sur la biodiversité dans son ensemble. « C’est l’arbre qui cache la forêt », estime Rudy Pischiutta, directeur du GON. « Ça prouve que notre faune est en train de subir une crise extrêmement grave. »

Au Royaume-Uni, 95 % des moineaux friquets ont disparu en quinze ans. Nourriture, disparition des insectes et nouveaux bâtiments sont en cause. « En luttant contre la perte d’énergie, on diminue le nombre d’ouvertures, de cavités. C’est pourtant là que les moineaux font leur nid. » En milieu urbain, leur disparition est d’ailleurs encore plus flagrante. Et ce n’est pas la seule espèce en danger. En France, 12 % des oiseaux « communs » ont disparu en vingt ans. Rudy Pischiutta compare cette situation à un accident d’avion : « I l perd des pièces, il vole encore. Mais au bout d’un moment, il s’écrase. »

mercredi 16 août 2017

La transition énergétique en Allemagne, une source d’inspiration pour la France



À travers une étude précise et factuelle, Vincent Boulanger, journaliste installé en Allemagne et spécialiste des énergies renouvelables, nous aide à comprendre l’Energiewende : ses origines, ses succès, ses échecs et les zones d’incertitude. À l’heure où la France est à l’aube d’un choix décisif pour son avenir énergétique, à savoir la prolongation et donc la rénovation de son parc nucléaire ou l’amorce d’une véritable transition énergétique, il nous donne tous les éléments pour tirer des leçons de l’expérience allemande.

Sur le même sujet :

La sortie du nucléaire ruinerait l’Allemagne, ferait exploser les émissions de gaz à effet de serre, serait amèrement regrettée par les citoyens… Telles sont les idées reçues qu’on entend fréquemment dans les médias français. Mais qu’en est-il en réalité ?


Le think tank allemand Agora Energiewende vient de publier les derniers chiffres sur la transition énergétique en Allemagne. Le constat ? Les énergies renouvelables sont devenues la première source d’électricité en Allemagne. Néanmoins, le bilan n’est pas aussi vertueux qu’il en a l’air, prévient l’institut. En cause, encore et toujours : les centrales à charbon.

lundi 14 août 2017

Le brûlage des déchets verts à l’air libre : une pratique dangereuse et très polluante


Le brûlage des déchets ménagers dont les déchets verts, est interdit toute l’année, sur l’ensemble de la région Hauts-de-France, en vertu des dispositions des règlements sanitaires départementaux. Les infractions à la réglementation peuvent être constatées par le maire, ses adjoints ou les forces de l’ordre.

dimanche 13 août 2017

ROSULT Et voici les melons bientôt certifiés bio

À la ferme Vandesompele, les propriétaires, Sylvie et Jean-Paul, produisent un fruit peu cultivé dans notre région : le melon. Particularité de leur production : elle sera certifiée bio en avril 2018.


Du melon originaire de la région et plus particulièrement made in Rosult, voilà ce qu’il est possible de trouver à la ferme Vandesompele située au 358 rue des Rosiers. « À la ferme, nous avons un magasin où nous vendons des fruits et légumes cultivés chez nous. Quand nous disons à nos clients que nous produisons du melon, ils sont surpris », déclarent Sylvie et Jean-Paul Vandesompele, les propriétaires de la ferme.

Particularité de ces melons rosultois : ils sont en conversion bio. Une conversion entamée en 2015 et qui doit s’achever en avril 2018, date à laquelle ils seront certifiés bio par l’organisme Ecocert. Au sein de la ferme Vandesompele, les melons ne sont pas les seuls à être en conversion bio. Des légumes comme les tomates, les aubergines, les betteraves, les courgettes, les concombres, les choux et autres le sont également. Sur les douze hectares de superficie de la ferme, un hectare est d’ailleurs engagé dans la démarche.

« C’est l’envie de faire du melon et de manger des bons melons » qui a poussé Sylvie et Jean-Paul Vandesompele à se lancer dans la culture du produit. « On voulait essayer et voir également, poursuivent-ils. D’après les ventes au magasin, depuis cette année, apparemment c’est un produit attractif. »

« Proposer un produit plus respectueux du consommateur et exempt de tout pesticide »
Leur choix du bio, le couple l’explique par sa volonté de « proposer un produit de qualité, plus respectueux du consommateur, de l’environnement et exempt de tout pesticide ». Et dans cette conversion, les Vandesompele ont été épaulés par l’association régionale Gabnor qui leur a permis de mettre le pied à l’étrier et les a guidés. Car ce passage au bio implique de nombreux changements. Comme l’explique Jean-Paul Vandesompele : « C’est plus d’efforts physiques, plus de travaux manuels. Cela demande un équipement spécial pour éviter l’emploi des pesticides mais aussi de nouvelles techniques de travail ». Parmi elles : la technique des faux semis qui « consiste à préparer le sol comme si on allait le semer afin de développer des mauvaises herbes et pouvoir justement passer avec le désherbeur thermique ». Un investissement humain et financier, soit, mais le couple voit déjà loin pour sa culture de melons : « À ce jour, nous avons une cinquantaine de pieds de melons à notre ferme. À l’avenir, nous aimerions doubler notre production ».

Vente au magasin de la ferme, 358, rue des Rosiers au 0679794240, ou encore sur leur page Facebook : Ferme Vandesompele.

jeudi 10 août 2017

Lettre d'information des Bio consom’acteurs


Penser une politique agricole respectueuse de l’environnement et des consommateurs et consommatrices en France devient plus en plus important aujourd’hui. Or, les Etats Généraux de l’alimentation qui se sont assortis quelques jours plus tard d’une annonce tout aussi fracassante que stupéfiante du Ministre de l’agriculture, M. Stéphane Travert, sur la diminution des aides de la Politique agricole commune (PAC) au pilier 2 regroupant les agriculteurs en bio ne préfigurent pas d’une volonté des pouvoirs publics de développer ce secteur. Ces décisions politiques impacteront nécessairement sur l’évolution des surfaces agricoles utiles en bio (5,7% en 2016), alors que le contexte de consommation devrait conduire à favoriser l’installation comme la conversion en bio, et non l’importation en masse de produits bio hors UE, pour pallier ces manques...

mardi 8 août 2017

Métha'morphose



Agriculture, Industrie, Transport, Collectivité & Citoyen :
tous concernés, tous acteurs.

Venez participer à la métha-morphose des Hauts-de-France
pour devenir la première région européenne productrice de biométhane injecté

Métha'morphose
mardi 12 décembre 2017 à partir de 12h
Artois Expo - Arras 

> Retours d'expériences, découvertes de nouvelles technologies et perspectives de développement rythmeront l'événement.

Inscription ici.

dimanche 6 août 2017

BELLAING Permaculture: le jardin potager plus bio que bio de Tiphaine

Lorsque l’on entre dans le jardin en permaculture de Tiphaine Bertrand, infirmière en psychiatrie, c’est la couleur de l’herbe qui vous surprend d’abord…


Alors que toutes les pelouses voisines ont jauni suite au manque d’eau, celle de Tiphaine est d’un vert profond. « Je n’arrose pourtant jamais » souffle-t-elle. Pelouse ? Pas vraiment… Ici, on a adopté la permaculture comme philosophie : les différentes plantes s’entremêlent comme dans la nature et offrent aux yeux un joli patchwork de couleurs et senteurs. « J’ai toujours eu envie de pouvoir cultiver et produire mes propres légumes et fruits. Mais avec mon dos qui me faisait souffrir, j’avais renoncé à l’idée de jardiner. Jusqu’au jour où, par le biais du film «Demain», j’ai découvert la permaculture. Dans ce type de culture, on ne bêche plus la terre, on apprend à respecter le sol : il est vivant, si vous en mélangez les couches en le blessant, vous le tuez petit à petit. »

« Le jardin du fainéant »
Tiphaine recouvre donc son sol : paille, tontes de pelouse, déchets de table… Petit à petit, il se reconstitue. Les insectes se font les artisans du potager, aérant le sol, le rendant meuble pour y planter des légumes sans effort. « C’est le jardin du fainéant, de celui qui n’a pas envie d’y dépenser trop financièrement ou physiquement. De celui qui souhaite participer à la biodiversité : en redonnant vie au sol, on nourrit la flore qui nourrit la faune… Je n’ai jamais vu autant d’oiseaux et de papillons chez moi, c’est fascinant et, désormais, mon jardin fait partie des refuges LPO. »


Rendement spectaculaire
Il est vrai que dans le petit jardin, les papillons, abeilles, coccinelles et oiseaux pullulent. Les légumes et fruits l’ont aussi envahi. Partout. « Au début, je ne pensais pas en avoir autant. Les gens autour de moi étaient vraiment sceptiques : on est tellement habitué, même dans la culture bio, à mettre des produits dans la terre ou sur les plants, que de laisser faire la nature nous semble étrange… » Pourtant, après seulement neuf mois de culture, Tiphaine obtient un rendement spectaculaire : elle peut nourrir sa grande famille jusqu’en octobre, peut-être même plus.


« La première année, j’ai dépensé cinquante euros en graine. Mais pour la seconde saison, je n’ai même plus besoin d’acheter : les graines, je les produis moi-même, ou je les échange via la page Facebook dont je suis coadministratrice. Nous sommes un groupe passionné par la permaculture, nous échangeons sur les techniques, savoir-faire… »

C’est aussi ça, l’esprit permaculture : une autre façon d’envisager le monde, aussi bien dans une culture qui s’inscrit dans la biodiversité que dans les rapports humains, respectueux eux aussi de la nature humaine. Un monde de partage, peut-être le monde de demain ? Tiphaine et le groupe « Permaculture Hauts-de-France » y croient. Ils seront présents aux Escapade de Bellaing, le 17 septembre, pour faire découvrir cette nouvelle façon de cultiver en proposant notamment des initiations et de belles photos de leurs jardins. 


vendredi 4 août 2017

VALENCIENNES Une ferme dans la ville, une première qui a vocation à germer ailleurs

Des légumes frais, sains (et bons), pour les habitants de tout un quartier, invités à s’investir dans une « ferme urbaine ». Du boulot, aussi, pour quatre d’entre eux, en contrat d’insertion. Et la volonté de prouver qu’il est possible de faire éclore, partout, de belles idées.


C’est une (discrète) première française : une « ferme urbaine », à Dutemple. Là où l’ANRU a modifié la cité, en profondeur, laissant une place des Glaneurs où la Ville craignait dépôts sauvages et squats. Les Cols verts du Valenciennois y ont vu une belle opportunité : 9 000 m2 de terrain. Pour leur défi : « Si on arrive à faire pousser quelque chose sur ce sol, on peut le faire partout en ville », pariait Pierre Fleuret, l’encadrant technique de ce qui est depuis devenu un chantier d’insertion. Ceux qui traversent cet espace, aujourd’hui, ne peuvent que lui donner raison. À un mois des premières récoltes, le bitume du vieux Dutemple a disparu et la vilaine réputation du quartier en a pris un coup : « On nous a dit que si on ne clôturait pas, on aurait des dégradations. Il n’en était pas question. On a eu raison : jusqu’à présent, pas une étiquette n’a été enlevée, pas une branche cassée. »


Du bio sans le label
Depuis fin mars, des fruits et légumes poussent tranquillement à deux pas de l’A23. Avec très peu d’eau et sans électricité. Sur le principe de l’agriculture biologique mais sans le label : « Zéro pesticide, insecticide et engrais », garantissent les mains vertes. Une serre de 96 m2, trois conteneurs, douze grands bacs de culture, quarante arbres fruitiers et trois composteurs en bois sont aujourd’hui ouverts à tout un quartier. Un poulailler, un récupérateur d’eau de pluie, des cultures en colonne et un espace détente, aussi, demain. Au total, d’ici à la fin de l’année, 45 000 € auront été investis.


Fin 2016, Les agri-urbains du Hainaut décrochaient un appel à projet de la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF). Ils le présentaient dans la foulée à des riverains à peu près certains que cela ne dépasserait pas l’effet d’annonce : faire pousser des légumes et des fruits là où n’importe quel maraîcher sensé ne miserait pas une graine. L’association a contourné l’obstacle – ce mélange de glaise et gravats, vestige du passé, sous leurs pieds – en surélevant les cultures. Quelques mois plus tard, lorsque les réunions se sont multipliées, lorsque les adultes et enfants ont planté le verger, lorsque les toiles de la serre se sont élevées, une quinzaine de riverains, convaincus, s’engageaient. Des ateliers de plantation avec les habitants, le centre social et les écoles, toucheront ceux qui en doutent encore. Et les derniers récalcitrants découvriront le vrai goût des fruits et légumes, bientôt, dans leur assiette (1).

« L’idée, c’est que les habitants s’en saisissent et que, dans six ou sept ans, ils le reprennent. On allume la mèche et quand le feu a bien pris, on transmet pour aller ailleurs. »


Pour l’instant chantier d’insertion – avec quatre emplois occupés par des habitants du quartier – demain ferme urbaine à part entière. Telle est la vocation première du projet participatif : « L’idée, c’est que les habitants s’en saisissent et que, dans six ou sept ans, ils le reprennent », résume Guillaume Colson. Pour que le directeur de la structure puisse essaimer le projet : « On allume la mèche et quand le feu a bien pris, on transmet pour aller ailleurs. » (1) Les récoltes seront vendues à un tarif « solidaire », promet l’association. La méthode de vente sera décidée avec les habitants.

mardi 1 août 2017

A compter du 2 août, l’humanité vit à crédit

Mercredi, nous aurons consommé toutes les ressources naturelles que la planète peut produire en une année. Ce « jour du dépassement de la Terre » intervient toujours plus tôt.


Pour en savoir plus : http://www.lemonde.fr/planete/