vendredi 24 avril 2020

Environnement. Parti d’une usine de Cambrai, un désastre écologique déferle sur l’Escaut

Le 9 avril, la rupture d’une digue dans une usine sucrière des Hauts-de-France a entraîné le déversement dans l’Escaut de quelque 100 000 mètres cubes d’eau de lavage mêlée de pulpe de betterave. La décomposition de cette matière organique consomme l’oxygène de l’eau à mesure qu’elle descend le fleuve, asphyxiant les poissons sur son passage.

Lever de soleil sur l’Escaut à Tamise (Belgique), août 2019. PHOTO JAMES ARTHUR GEKIERE/BELGA

C’est “une véritable catastrophe écologique” qui se déroule en ce moment le long de l’Escaut, déplore De Standaard. “Elle entraîne une forte mortalité piscicole et annihile, un en claquement de doigts, un nettoyage qui avait pris des dizaines d’années.” Tout a commencé dans la nuit du 9 au 10 avril, à l’usine sucrière Tereos, près de Cambrai. La digue d’un bassin de décantation a cédé et quelque 100 000 mètres cubes d’eau de lavage des betteraves sucrières se sont déversés dans l’Escaut, dont le tracé se poursuit en Belgique – d’abord en Wallonie, puis en Flandre – et enfin aux Pays-Bas. Cette masse, faite d’eau, de terre et de pulpe de betterave, descend depuis lors le cours du fleuve et, “partout où elle passe, la vie disparaît”.

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